18.05.2012

Héritage de Nicholas Shakespeare

423 p.

Grasset. 2011.

 

littérature anglaise, 4ème de couverture : Que feriez-vous si vous deveniez soudain millionnaire ?

C'est ce qui arrive à Andy Larkham, employé sans avenir dans une maison d'édition de guides pratiques, que sa fiancée vient de quitter. Se rendant à l'enterrement d'un ancien professeur, il se trompe de chapelle et assiste, en compagnie d'une étrange vieille dame, aux funérailles d'un certain Christopher Madigan. Lequel avait stipulé, que seules les personnes présentes à la cérémonie hériteraient de sa fortune.

Du jour au lendemain, la vie d'Andy bascule. Que se passe-t-il lorsqu'on se retrouve soudain à la tête de 17 millions de livres sterling ? Pris de scrupules face à ce coup du hasard, Andy décide d'enquêter sur son mystérieux bienfaiteur. Qui était MAdigan ? Comment ce réfugié d'origine arménienne est-il devenu un nabab du minerai en fer en Australie, avant de finir sa vie reclus dans son manoir londonien ? Pourquoi a-t-il déshérité sa fille ? Et de quels autres secrets Andy est-il devenu le dépositaire malgré lui ?

Imprévisible et virtuose, ce roman tend un miroir vertigineux à l'histoire dont nous sommes, tous, les héritiers.

 

Mon avis : Je suis un peu surprise par mon choix. En effet, j'ai longtemps cru que ce livre serait drôle. Si la toute première partie du récit peut faire sourire tant la vie du "héros" est bancale, tout le reste du livre est assez sérieux. 

Andy Larkham a tout du loser : un job qui ne lui plaît pas avec un patron odieux, une fiancée vénale mais qu'il admire parce que magnifiquement mannequin mais il a des amis. Arrive alors cet enterrement d'un professeur admiré lui aussi et qui croyait en son élève mais Larkham arrive en retard, se trompe de lieu et le voici héritier principal d'une fortune colossal. Même s'il ne veut pas y croire, il doit se rendre à l'évidence. Et que devient un homme qui touche 17 millions de livres sterling : un mec puant qui flambe pour trouver de l'amour auprès de belles jeunes femmes, qui s'éloigne de ses amis mais qui fait aussi le bien autour de lui toujours grâce à l'argent.

Là, arrive la deuxième partie du récit où l'héritier s'efface pour faire place à l'homme qui souhaite connaître son bienfaiteur. Et c'est là que l'histoire commence à être intéressante puisqu'on voit se démêler les fils de l'histoire de Christopher Madigan. Ses origines, son caractère, l'origine de sa fortune, les mésaventures qu'il a connues, son seul amour, ses relations avec sa fille. Tout ce qui peut expliquer (ou pas) son testament.

Ce livre parle de l'argent qui transforme parfois les gens et les relations humaines. Mais c'est surtout le destin de deux hommes seuls qui se retrouvent liés (par la mort de l'un d'entre eux).

Donc pour l'humour je repasserais ! Même si le début du livre m'a fait croire que j'étais sur la bonne voie, le reste a un peu plus plombé l'ambiance^^. Cependant, j'ai pris du plaisir à lire ce roman qui est loin d'être abêtissant. Ce n'est pas du William Shakespeare mais celui-là a quand même une belle plume. 

09.05.2012

Rendez-vous chez Tiffany de James Patterson

275 p.

L'Archipel. 2010

rendez-vous chez tiffany.jpg4ème de couverture : A huit ans, Jane est une petite fille comme tant d'autres. Ses parents ont divorcé et elle vit avec sa mère, une productrice de Broadway qui n'a guère de temps à lui consacrer. Pourtant, Jane n'est jamais triste ni solitaire : elle a un ami, Michael, qu'elle est la seule à voir et à entendre...

Hélas, les amis imaginaires ne sont pas éternels. Un jour, il leur faut partir. C'est ce qu'explique Michael à Jane au soir de son neuvième anniversaire, ajoutant qu'elle ne sera pas triste puisqu'elle ne se souviendra pas de lui.

Les années ont passé. Jane est devenue une trentenaire séduisante et une scénariste à succès. Côté coeur, sa vie est cependant un échec. Michael ? Elle ne l'a jamais oublié. C'est alors qu'elle le croise dans les rues de New York, tel qu'il est resté en son souvenir...

 

Mon avis : Emprunté il y a deux ans avant de partir pour l'Italie, je n'avais pas eu le temps de lire ce roman de Patterson qui semblait parfait pour l'été, sur la plage...

J'avais plus que raison : ça ne vaut pas mieux. Lu en quelques heures seulement, j'ai trouvé assez mauvais ce livre d'une des stars du roman de suspense. Je n'en ai jamais lu mais j'espère que ses thrillers sont meilleurs.

James Patterson a comme coupé l'herbe sous le pied de Marc Levy ou autre Guillaume Musso avec cette histoire qui tient du roman à l'eau de rose avec un soupçon de fantastique. Une histoire d'ami imaginaire/ange gardien qui protège une jeune femme de la méchante mégère qui lui sert de mère, de bons gros sentiments, de la guimauve, de la guimauve, de la guimauve...

Des chapitres très courts, peu de substance, beaucoup (trop) de marques citées les unes à la suite des autres, on se croirait dans un épisode ou une version fantastique de Sex and the city ou de Gossip Girl.

Bon, je suis peut-être dure en affirmant que c'est un mauvais roman. Il a eu un avantage, j'ai lu ce livre très vite (ça change) et d'ailleurs je viens de me dire que je l'ai terminé donc ce n'était pas si nul^^ !

05.05.2012

L'armoire des robes oubliées de Riikka Pulkkinen

397 p.

A. Michel. 2012.

 

littérature finlandaise4ème de couverture : Révélation finlandaise, Riikka Pulkkinen a tout juste trente ans et le visage d'un ange, mais ne vous y trompez pas : c'est une très vieille âme qui sait décrire avec la même puisssance d'émotion une grand-mère en train de mourir, un homme qui se retourne sur son passé ou une jeune fille qui, trouvant une robe oubliée, part à la découverte des secrets de sa famille...

Sélectionné par le Finlandia Prize, éblouissant par la richesse de son écriture et sa sensibilité vibrante, L'armoire des robes oubliées impose d'emblée Riikka Pulkkinen comme l'une des romancières les plus douées de sa génération.


 

Mon avis : Comment ne pas passer à côté de ce livre qui était partout en librairie, dans la presse... Et d'ailleurs, ça a mis quelques semaines avant qu'il soit disponible en bibliothèque.

Le sujet n'est pas drôle, au contraire. Maladies, adultères, trahisons, malaises et secrets de famille sont la base de ce roman finlandais qui recèle beaucoup d'émotions.

C'est un récit à plusieurs voix, Elsa, la grand-mère atteinte d'un cancer foudroyant, Eleonoora, la fille d'Elsa, Anna, la fille d'Elsa et Eeva. Chacune va se dévoiler et mettre à jour les souvenirs oubliés.

Parfois déconcertant sur la forme (on ne sait pas toujours qui parle), il a le mérite de nous mettre sur la voie petit à petit.

C'est aussi l'histoire d'une préparation au deuil d'une personne (Elsa) tout en ressuscitant une autre en la replaçant dans un contexte bien précis. Un secret de famille qui est enfin dévoilé car tout se sait toujours. D'ailleurs, cette reconstitution d'un épisode familial va dévoiler un épisode similaire qui a lieu plus de 40 ans après. L'auteur nous fait partager alors son sentiment que le passé se remémore toujours à soi d'une façon ou d'une autre.

Il revient dans les relations que les membres d'une même famille entretiennent, par les erreurs qui sont reproduites consciemment ou pas. Ainsi deux histoires, celle de 1967 et celle de 2010 se confondent tellement elles sont proches dans les événements, les circonstances.

Pour résumer, on peut parler d'un livre de femmes mais en fait "l'homme" joue un rôle important car il est le lien entre toutes ces femmes.

Même si j'ai bien accroché avec cette histoire, ce n'est pourtant pas un gros coup de coeur. C'est un très bon roman qui se lit bien (il faut quand même être attentive pour ne pas trop se mélanger les pinceaux).

 

 

 

29.04.2012

Les imperfectionnistes de Tom Rachman

391 p.

Grasset. 2011.

imperfectionnistes.jpg

4ème de couverture : Ils sont pathétiques, ils sont incompétents, ils sont harcelés par le destin -bref, ils sont irrésistibles. Eternels abonnés à l'informtune, les onze "imperfectionnistes" de ce roman choral se croisent tous les jours, sans presque rien savoir les uns des autres, dans la salle de rédaction d'un anonyme quotidien international basé à Rome.

Un très incapable directeur de la publication, petit-fils de l'énigmatique fondateur du journal ; un correspondant à Paris au bout du rouleau et prêt à tout pour vendre un article ; un préposé aux nécrologies frappé par une trahédie aux conséquences inattendues ; un pigiste débutant au Caire, vampirisé par un reporter sans foi ni loi ; ou encore une vieille lectrice un peu trop scrupuleuse, à qui sa fidelité sans faille a coûté vingt ans de retard sur l'actualité...

 

Mon avis : Roman choral comme je les aime, j'ai pourtant eu du mal à rentrer dans ce livre. La preuve : j'ai mis plus d'une semaine à le lire. Mais une fois que j'ai été dedans je ne l'ai plus lâché. On passe d'un personnage à un autre (et c'est ce qui peut déstabiliser) avec entre chaque un historique du journal pour lequel travaille chacun. Car oui le héros du livre est le journal international créé par Cyrus Ott ! C'est le point commun entre tous.

Je me suis parfois attachée à certains personnages et j'aurais aimé connaître la suite de leurs aventures mais c'est ça le roman choral aussi. Les choses ne sont pas forcément approfondies !

On (re)découvre le monde du journalisme et tous les problèmes que l'information et les médias rencontrent dans le monde actuel. Les chapitres en italique montrent bien l'évolution du journal papier dans un univers où c'est la course au scoop (On le voit tous les jours à la télé, j'apprends rien à personne) et la lente dégradation de ce type de support au profit d'autres plus instantanés. 

Un bon point pour l'auteur : avoir choisi de placer le bureau principal de son journal à Rome ! Je voue toujours un culte à cette ville... (Elle me manque).

En tout cas c'est une lecture très agrable qui ne lasse pas. Les sujets sont multiples même si j'ai l'impression que la solitude des uns des autres (peu importe la forme qu'elle prend) est également très présente. Et comment ne pas se sentir seul(e) au milieu de tant de personnes ?

Oui, bon philosophie à 2 balles je vous l'accorde ^^.

J'ai découvert ce titre par hasard en louchant sur les nouveautés du Livre de Poche et je me suis précipitée à la médiathèque (c'est fou comme j'aimerais changer la politique d'acquisition de mon lieu de travail...) pour l'emprunter. Aucun regret sauf celui de l'avoir délaissé au début !!

22.04.2012

En préparation

Nous ne sommes qu'au mois d'avril mais je pense déjà aux vacances d'été. C'est un peu tôt mais pour une fois j'ai un (petit) projet. Retour dans la capitale pour une semaine (et plus si affinités) dans la famille notamment. Mais j'ai bien l'intention de profiter de ce séjour pour visiter et aussi faire le tour des librairies d'occasions ! Oui je sais ça vire à l'obsession mais je suis sûre qu'on me comprend ici.

A Toulouse, les librairies où on peut trouver de belles occasions et pour pas cher ça court pas les rues. Habituellement, je vais chez G. Joseph mais je ne trouve pas toujours ce que je veux. Donc je vais en profiter surtout que je monte en voiture donc je vais remplir le coffre^^.

J'ai déjà entendu parler de Boulinier mais je ne connais pas vraiment tout ça donc si vous avez des pistes je serais heureuse de les connaître.

Sinon, j'aimerais faire Versailles que je ne connais pas du tout et surtout prendre mon temps ! Rien que d'en parler il me tarde !

En attendant, les ponts du mois de mai vont me permettre de prendre du recul et de me reposer.

19.04.2012

Les privilèges de Jonathan Dee

307 p.

Plon. 2011.

privilèges.jpg

4ème de couverture : Adam et Cynthia ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la face, ils forment un couple parfait auquel rien ne résiste. Deux magnifiques enfants et une brillante carrière dans la finance plus tard, leur beauté, leur provocante jeunesse et leur insolente réussite sont toujours inaltérées.

Le monde autour n'existe pas, ou bien par le frisson du danger qu'il procure, mais leur noyau demeure, irréductible, telle une forteresse dorée. Au coeur de cette famille, le roman dépeint son paradoxe : une intimité de papier glacé, des êtres humains prisonniers de la machine à succès qu'ils ont créée, et les effets décadents de leurs irrésistibles appétits.

Portrait d'une famille américaine étourdie de désir, d'argent et de beauté, Les Privilèges, bûcher des vanités du 21ème siècle, brosse le tableau remarquablement subtil et cynique d'une nouvelle classe sociale, les ultra-riches, et pose sur l'Amérique post-11 Septembre un regard qui interroge, observe et fait saillir l'absurde, le vice ou la déshérence de personnages en fuite.

 

Mon avis : J'étais impatiente de découvrir ce roman et de me faire mon propre avis dessus. J'avais lu de très bons papiers sur cet ouvrage et il me tardait de voir ça.

Après un premier chapitre époustouflant qui évoque à cent à l'heure la journée du mariage de Cynthia et Adam, on est rattrapé par le train-train quotidien de ce couple sans histoire de la société dorée de NYC. Jusque là tout va bien. Même si quelques longueurs sont parfois à déplorer, il n'en reste pas moins que le rythme est soutenu et tiens en haleine. Mais franchement, l'auteur aurait pu s'arrêter là. La quatrième partie est tout à fait inutile ! Bien sûr, tout ce petit monde a grandi, évolué, s'est enrichi aussi (of course...) mais leur ouverture au monde est riquiqui. L'argent, la réputation, ils n'ont que ce mot-là à la bouche. Toute cette famille vit bien confortablement à l'écart de tous les soucis et de tous les sentiments humains. Rien ne les touche ! Les enfants peuvent faire les 400 coups, aucune réaction ou presque. Un exemple de "punition" : partir en voyage d'affaires en Chine (ouhhh !! la vie est trop dure...) et s'évanouir parce qu'on a peur de la pauvreté.

Cette dernière partie m'a finalement donné une mauvaise opinion de ce livre, que j'appréciais pourtant. Ces gens sont affreux, narcissiques, et totalement déconnectés de la réalité.

J'imagine que ça peut être considéré comme une satire du monde moderne qui encense l'argent mais je l'ai parfois vécu comme un (encore plus) mauvais épisode de Gossip Girl, les histoire d'amour cul-cul en moins.

Bref, bon roman jusqu'à la 4ème partie...