24.01.2012
De fil en aiguille...
Allez savoir pourquoi, et d'ailleurs je ne me souviens même pas des circonstances, je suis tombée sur un livre : Le club Jane Austen de Karen Joy Fowler (adapté au ciné avec Emily Blunt). Je lis le résumé. "Hmmm ça a l'air pas mal cette petite chose. Oui, mais ça parle de Jane Austen et moi j'y connais rien !"
Alors pour savoir si je peux le lire ou pas, je gratouille un peu partout sur la toile et d'après une lectrice il faut bien connaître l'oeuvre de la dame voire carrément sa biographie pour pouvoir lire ce livre. Aïe, je suis pas rendue. Vous avez dû comprendre mon problème face aux classiques : j'ai vraiment du mal. Pour preuve, je n'ai pas encore ouvert ni Au bonheur des dames ni Du côté de chez Swann et c'est pas faute d'avoir eu très envie de les lire...
Alors je continue à me renseigner, je tombe sur le blog de Caro, qui visiblement me conseille (après un petit commentaire) de lire au moins Orgueil et préjugés... Bon, bon, bon... Ca commence à m'inquiéter tout ça.
J'en viens à me dire que je devrais peut-être essayé les versions abrégées du Livre de poche pour voir si ça me branche... Oui, j'étais désespérée...
Dernier espoir : une de mes meilleures amies qui a fait des études littéraires mais qui n'a pas une grosse passion pour les livres (Son dernier trip littéraire : Twilight ! ouais, on sait ya des gens bizarres, je cherche plus à comprendre je prends les gens comme ils sont ^^). Elle me décomplexe totalement et me dis qu'elle l'a lu super vite, que pour moi qui lit des pavés, ça me fera l'effet d'une nouvelle.
Malgré ça, je reste bien sceptique et pars faire un tour en librairie... Bon, je vous passe les détails sur les centaines de tentations en présence et je me concentre sur l'objectif du jour. Je tâte du classique condensé et vu les premières lignes, il s'avère que la copine elle avait raison le style n'est pas si compliqué que ça. Je m'avance un peu plus loin dans les rayons... Tiens, les romans adultes.... Oh ! ça c'est nouveau, oh ! et puis ça... Oups je m'égare.
Je m'apprête à repartir de la F*** parce que j'ai pas trouvé la toute dernière édition 10-18 et que je commence à me sentir mal (les soldes d'hiver, les manteaux, les gens... quelle horreur !) quand ô joie, je tombe sur l'édition que je voulais et le livre de Karen Joy Fowler ! Evidemment, j'embarque les deux ! Et me voilà avec deux nouveaux livres et un nouveau défi : lire du Jane Austen et aimer ça...
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20.01.2012
Changement de décor de David Lodge
Rivages. 2008

4ème de couverture : Deux avions se croisent en plein ciel quelque part au-dessus du pôle Nord , l'un transporte un professeur américain brillant, spécialiste de Jane Austen, qui arrive d'une grande université de la côte Pacifique, l'autre, un professeur anglais un peu médiocre qui vient d'une université des Midlands et n'a d'autre titre de gloire que de savoir concocter des épreuves d'examen. Ils ont décidé d'échanger leur poste pour une durée de six mois. C'est avec ce roman que David Lodge a inauguré sa série désormais célèbre qu'il poursuivra avec Un tout petit monde et Jeu de société et dans laquelle destins et chemins se croisent et s'entrechoquent dans un humour subtil.
Mon avis : Une plongée dans le monde universitaire avec l'échange de deux professeurs, l'un anglais, l'autre américain, aussi différents que complémentaires. Le simple échange de poste va tourner à l'échange de vie et donner lieu à de nombreuses situations cocasses. David Lodge excelle dans cet exercice qui propulse chacun des personnages dans le monde de l'autre.
Je suis plutôt fan de David Lodge et c'est donc assez dur pour moi d'être critique...
Ma prof de master me l'avait recommandé, surtout "Un tout petit monde" car il égratigne un peu le monde universitaire ce qui le rend encore plus intéressant. L'histoire des personnages est plus mis en évidence pour l'instant dans ce premier tome. On verra si par la suite on rentre un peu plus dans leur univers professionnel.
Evidemment, certaines situations sont plus ou moins courues d'avance mais le style est tellement bon qu'on ne peut que rire et personnellement j'ai eu du mal à lâcher mon volume de presque 1000 pages. Oui, parce que tant qu'à y être j'ai emprunté le livre qui réunit les 3 romans ! Par contre, je ne lirais pas tout d'un coup et j'espère avoir le temps d'y revenir assez vite.
En passant à la F*** hier soir, j'ai vu que Payot&Rivages avaient réédité les 3 volumes avec des couvertures plus modernes. Dommage que les prix soient si élevés...


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13.01.2012
La comtesse et les ombres de Carey Wallace
269 p.
Presses de la Cité. 2011.

4ème de couverture : Début du XIXe siècle, dans une vallée italienne.
Alors que la comtesse Carolina Fantoni s'apprête à épouser Pietro, le célibataire le plus convoité de la région, un terrible voile vient obscurcir son bonheur : elle est en train de perdre la vue. Inexorablement, son champ de vision se réduit, lui dissimulant la beauté des paysages qui lui sont chers. Ses parents refusent de la croire, tout comme son fiancé. Seul Pellegrino Turri, inventeur excentrique et ami de longue date, la comprend. Follement épris de la comtesse, le jeune homme met au point un objet révolutionnaire : la première machine à écrire, grâce à laquelle Carolina pourra communiquer avec son entourage. Cette invention va sceller le destin de ces deux rêveurs, qui entament une correspondance secrète et dangereuse...
Librement inspiré de l'histoire de la première machine à écrire, ce roman rafraîchissant et intemporel est une ode à l'imagination et aux sens.
Mon avis : Premier coup de coeur de 2012. Ca commence bien ! J'ai bien essayé de faire durer le plaisir mais au bout d'un moment il n'y a plus de pages...
Comment dire à quel point j'ai aimé lire ce roman ? J'ai tout de suite accroché avec l'univers de Carey Wallace et surtout celui de Carolina, la jeune comtesse italienne qui perd petit à petit la vue. La cécité de l'héroïne est tellement bien décrite que j'étais aussi angoisée qu'elle ! Au fur et à mesure, son monde change et elle doit s'accoutumer à l'obscurité. Mais en même temps, autre chose s'éveille en elle : les autres sens sont décuplés bien sûr mais elle découvre aussi l'amour.
Les descriptions de ses rêves dans lesquels elle n'est plus aveugle et possède même une lucidité impressionnante renforce l'aura de cette héroïne.
Contrairement à ce qu'en dit la 4ème de couverture, l'histoire de la machine à écrire est plutôt secondaire même si elle représente une très belle preuve d'amour. Et participe du rapprochement entre Carolina et Turri. Mais la nature, seule, aurait pu jouer ce rôle d'entremetteuse...
Je ne vais pas trop en dire mais juste que c'est un livre que j'ai eu du mal à lâcher car on est véritablement transporté dans un autre univers.
Soyons fous ! Pourquoi pas une adaptation ciné ??
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08.01.2012
Le Dieu des Petits Riens de Arundhati Roy
438 p.
Folio. 1998.

4ème de couverture : Rahel et Estha Kochamma, des jumeaux de huit ans, vivent en Inde, entourés de leur grand-mère, Mammachi, qui fabrique des confitures trop sucrées, de l'oncle Chacko, un coureur de jupons invétéré, esprit romantique converti au marxisme pour les besoins de son portefeuille, de la grand-tante Baby Kochamma, qui nourrit un amour mystique pour un prêtre irlandais, et de leur mère Ammu, abandonnée par son mari, qui aime secrètement Velutha, un Intouchable. Un drame va ébranler leur existence et les séparer.
Comment réagir quand, à huit ans, on vous somme de savoir "qui aimer, comment et jusqu'où" ? Comment survivre quand, après un événement affreux dont on a été témoin, on vous demande de trahir la vérité pour l'amour d'une mère ?
Mon avis : On dirait bien que 2012 ne commence pas sous les meilleurs auspices pour la lecture.
Une nouvelle déception donc avec ce roman indien. J'ai mis quasiment 3 longues semaines à lire ce livre que j'avais pourtant repéré depuis des années.
Impossible pour moi de rentrer complètement dans l'histoire d'Estha et Rahel. Ca m'a semblé extrêmement compliqué car il y a beaucoup de retours en arrière. Donc la plupart du temps j'étais perdue. Je ne savais plus bien à quelle époque on se situait. Sans parler du fait que parfois, la description des lieux voire de certains événements n'était pas du tout signalés chronologiquement.
Le contexte plutôt noir n'a sans doute pas aidé. En effet, l'auteur cherche dans le passé et dans la société indienne les raisons d'une telle déchéance de la famille à la suite d'un événement tragique.
Ce n'est pas un livre plein d'espoir. Bien sûr, il y a toujours la poésie qui émane souvent des romans indiens. Mais les événements qui se succèdent et la façon dont l'histoire est écrite laissent de côté ces moments de paix.
Arundhati Roy a reçu le Booker Prize pour ce roman en 1997 et si mes souvenirs sont bons "Le tigre blanc" de Aravind Adiga avait également reçu ce prix. Je n'avais pas été convaincu par ce roman non plus. Donc la prochaine fois, je pense que j'y réfléchirais à deux fois...
11:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature indienne |
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04.01.2012
De la (belle) nouveauté
Oyé oyé ! Je viens de découvrir la nouvelle charte graphique mise en place aux éditions 10-18, je la trouve très belle. Elle est très moderne tout en gardant l'esprit de chaque ouvrage.
La vidéo parle d'elle-même. Enjoy !
http://www.dailymotion.com/video/xmn5xt_nouvelle-charte-graphique-10-18_creation
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21.12.2011
Deux soeurs pour Léonard de Karen Essex
440 p.
Ed. JC Lattès. 2007.

4ème de couverture : Deux soeurs rivales dans l'Italie de la Renaissance, une lutte sans merci pour un artiste qui a marqué l'histoire.
Dans l'Italie de la fin du XVe siècle, la maison d'Este compte sur ses deux filles pour assurer un avenir au petit duché de Ferrare. Isabelle, femme accomplie, passionnée d'art, épousera Francesco, marquis de Mantoue, tandis que la jeune Béatrice se retrouve duchesse de Milan avec le terrible Ludovic Sforza pour mari. Tantôt alliées, tantôt adversaires, les deux soeurs règneront sur toutes les cours d'Italie, entre intrigues politiques, amoureuses et rivalités artistiques. Au coeur de ce puzzle familial règne un artiste aussi mystérieux que convoîté, le grand Léonard de Vinci. Qui est cet homme insaisissable dont les portraits fascinent toute l'Italie ? Isabelle parviendra-t-elle à l'attirer à Mantoue, exauçant ainsi son rêve de poser pour lui ?
A travers l'histoire captivante des deux soeurs d'Este, Karen Essex signe un roman des plus réussis, mêlant avec efficacité art et histoire.
Mon avis : Comme souvent ces derniers temps, j'ai eu envie de me plonger dans un roman historique. Cette fois-ci, je me suis lancée dans un livre qui n'est pas très connu mais qui me faisait envie depuis un moment. J'avais repéré ce livre à sa sortie en poche en 2009 et depuis je l'avais zappé. Je ne sais plus comment je suis retombée dessus mais je me suis dépêchée de le trouver en bibliothèque [je pense avoir acheté assez de livres cette année et en ce moment c'est la crise... :-(]
L'histoire est passionnante et prenante. On passe d'un narrateur à l'autre, d'une soeur à l'autre pour raconter des grands moments de l'histoire de l'Italie lors de la Renaissance. Ne connaissant que très très peu cette période de l'histoire, j'ai dû tapoter sur Wikipédia à plusieurs reprises pour me remettre dans le contexte historique.
J'ai trouvé ce livre passionnant car on est à la fois emportés par les remous de l'Histoire (et heureusement sans les grandes descriptions de batailles que je déteste^^) et la petite histoire qui nous conte l'intimité des grands de l'époque. Les relations des deux soeurs varient sans cesse entre amour et haine selon la politique et la jalousie de l'une envers l'autre.
La bonne volonté de Léonard de Vinci, déjà reconnu comme un maître à cette époque-là, était disputée par les deux soeurs qui souhaitaient avoir ses faveurs et ainsi rentrer dans l'Histoire de l'Art ! Je regrette de ne pas avoir eu un livre d'histoire de l'art pour admirer les oeuvres dont il est question dans le roman. Mais par manque de temps, je n'ai pas eu l'occasion de le faire. Certaines comme la Dame à l'Hermine m'étaient familières mais d'autres beaucoup moins.
J'ai passé un très bon moment avec ce roman très complet mais pas compliqué. C'était vraiment un plaisir. Je regrette comme bien souvent quand je lis ce type de littérature c'est de ne pas trouver de bibliographie ou de liste de sources. Je sais que ce sont des romans mais j'imagine que les auteurs s'appuient sur des archives ou au moins des études sur le sujet pour pouvoir écrire sur cette époque et ainsi ne pas trahir l'histoire et les personnages.
09:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roman historique |
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